Be Not Afraid PIECE PRECEDENTE PIECE SUIVANTE Johnny the Priest FinaleEn 1960, Jeremy interpréta le Révérend Richard Highfield, pasteur consciencieux de l'East End, dans la comédie musicale "Johnny the Priest" présentée par Don Gemmell et Reginald Woolley. La première eut lieu à Londres, le 19 Avril 1960 au "Princes Theatre" de Londres. Le spectacle fut malheureusement, un échec à la billetterie. Après avoir perdu 25.000 £ en seulement 11 jours, il dut s'arrêter au bout de 14 représentations. Ce fut également la dernière apparition de Jeremy sur une scène musicale britannique, jusqu'en 1976 dans "Robert et Elizabeth". Bien que Jeremy adorait chanter, il pensa qu'après l'échec du spectacle, ce qu'il avait de mieux à faire était de retourner au théâtre. Il avoua ainsi : "Les acteurs sérieux ne font pas de comédies musicales" malgré qu'il considérait ces distinctions comme "stupides". Jeremy tenait à être pris au sérieux en tant qu'acteur. Son départ fut considéré comme une grande perte pour la comédie musicale britannique. Il était à la fois l'un "des plus beaux et séduisants des acteurs et l'une des plus belles voix masculines."
A Boy Called JohnnyJohnny the PriestComédie musicale de Peter Powell- 19 Avril 1960 -Prince's Theatre, LondresRôle: Révérend Richard Hightower
Vicarage TeaMaybury, sur les docks de Londres, le jeune pasteur Richard Highfield (Jeremy Brett) s'occupe d'une bande de voyous. Il fait de son mieux pour remettre les jeunes du district dans le droit chemin et déploie toute son énergie dans sa croisade avec l'aide de sa femme Mary (Stephanie Voss) qui le soutient dans ses efforts. Il a réussi avec un jeune délinquant, Johnny (Bunny May). Il obtient même que Johnny s'engage dans la Navy. Mais Highfield est alors confronté à un dilemme moral, quand la bande de jeunes commet une agression et que son protégé vole un télescope. Johnny demande au prêtre de donner un faux alibi à la police. Highfield refuse de mentir. Le jeune homme est finalement incarcéré et retourne à son avenir précaire.
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"Johnny the Priest" fut l'une des seules productions de l'époque à traiter des problèmes de la jeunesse moderne, faisant penser à "West Side Story" sur certains parallèles, l'atmosphère de la rue, la tension et la violence, les groupes de garçons et filles. Malgré tout, elle fut jugée comme "un échec sans espoir."On put lire : "Johnny est un mélange gênant entre le réalisme, dans la veine de West Side Story, et le mélodrame du genre victorien le plus mièvre." "L'adaptation et les paroles sont signées Peter Powell, et bien que certaines paroles soient bonnes en elles-mêmes, on regrette vraiment qu'il ne se soit pas abstenu de faire sermonner si souvent en chanson, le Révérend Richard Highfield. On ne peut s'empêcher de plaindre Jeremy Brett et Stéphanie Voss de devoir chanter ces choses larmoyantes.""Johnny the Priest" fut la première et la seule comédie musicale écrite par le compositeur Antony Hopkins. Sa musique - proche de celle de Benjamin Britten - est mélodieuse et agréable à écouter. Celle de "The Foggy Foggy Blues" par exemple est tout à fait obsédante et celle de "Vicarage Tea" est composée d'amusante façon. Dans cette pièce d'ailleurs, le seul vrai but de la musique doit être de permettre aux compagnons de Johnny, filles et garçons du quartier des docks, de créer une atmosphère débridée dans un environnement terne et misérable."
Beyond these Narrow Streets Stormy EveningLes critiques ne furent guère enthousiastes à l'égard de la pièce, tout en restant élogieuses sur la prestation de Jeremy. D'après The Daily Mail, "Jeremy Brett fait preuve d'une présence sur scène irrésistible, qui assure pour beaucoup l'unité d'action de la pièce." Dans d'autres articles on pouvait lire : "M. Jeremy Brett joue le pasteur avec sincérité, et chante très bien, des chansons pas très passionnantes, mais certaines de ses lignes sont terriblement personnelles, telles que : "Je ne fume pas moi-même, mais je garde un petit nombre de cigarettes pour mes amis" ou "Les garçons, nous devons trouver quelque chose d'intéressant à faire pendant ces longues soirées." - The Times of London."La représentation d'hier soir a été très bien interprétée. Jeremy Brett, en particulier, mérite des compliments pour sa prestation de Highfield. Le danger de jouer un homme qui ne dira pas un mensonge pour sauver un ami, est évident; une touche d'attitude moralisatrice et la sympathie du public est perdue. M. Brett lui donne l'honorable simplicité qui nous convainc, que, pour lui, une seule façon d'agir est possible. Enfin, et c'est une surprise pour moi, il chante plutôt bien. " - W.A. Darlington."Jeremy Brett doit être félicité pour sa composition du jeune pasteur au coeur noble et bien de sa personne, qui tente de lutter contre l'ennui des jeunes, avec des vieux volumes de Punch, du ping-pong et des gants de boxe. On frémit quand on pense à ce qu'aurait pu donner le rôle dans des mains moins expertes. De cette façon, il a réussi à garder la sympathie et même à émouvoir dans son dilemme final et son échec." - Theatre World, Mai 1960.


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