La pièce a débuté à Chichester, le 8 Juin 1976 et connu un vif succès : "La mise en scène de "The Way of the World" sert admirablement la pièce, lui donnant un style et une époque, tout particulièrement dans la relation clé entre Millament et Mirabell. L'intrigue, à la fois amoureuse et interessée, pourrait se dérouler presque aussi facilement à New York en 1976 qu'à Londres en 1700. La représentation a été, comme elle devait l'être, dominée par Millament, et ici Maggie Smith joue un rôle taillé sur mesure, à la hauteur de ses mérites. Mirabell (Jeremy Brett) a toutes les vertus viriles et les nuances du dandy qu'exige le rôle. Un homme respectable dans un monde hostile, Mirabell est un maitre du compromis moral, et M. Brett, souriant, mais sans affectation, le rend parfaitement."
Croquis du costume de Jeremy Brett dans The Way of the World (cliquer pour agrandir).
La pièce relate les mésaventures prénuptiales du jeune Mirabell et de la belle Millamant. Cette dernière ne peut épouser son bien-aimé en raison de l'opposition de sa tante, Lady Wishfort, qui veut la marier à son propre neveu Sir Wilful. Et qui déteste Mirabell. Les amants multiplient les tentatives de persuasion pour que la vieille femme se mette à considérer Mirabell d'un œil plus favorable. Se mêlent alors une série d'intrigues et de secrets d'alcove entre invités, maitres et serviteurs. Les deux amants finissent par recourir au stratagème classique du déguisement pour tromper la douairière et parvenir à leurs fins.
PIECE SUIVANTEThe Way of the Worldde William Congreve- 1976 -Stratford Shakespeare Festival, Ontario, CanadaRôle: Mirabell
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PIECE PRECEDENTEEn Juin 1976, Jeremy se rendit en Ontario, au Canada pour le prestigieux Stratford Shakespeare Festival dont Robin Phillips était devenu directeur artistique. Il y présenta deux pièces "The Way of the World" et "A Midsummer Night's Dream"."The Way of the World" (Le Train du monde) est une pièce de théâtre comique, oeuvre du dramaturge anglais William Congreve et jouée pour la première fois en 1699 au théâtre de Lincoln's-Inn-Fields, puis publiée en 1700. Il s'agit, sans conteste, de la meilleure pièce de l'auteur. Encore représentée aujourd'hui, la pièce est généralement considérée comme l'une des comédies les plus réussies de la littérature de la Restauration anglaise.
Cette comédie s'inscrit dans la droite lignée des premières comédies de mœurs. Tout y est prétexte à la satire, à une représentation sans complaisance de la société de l'époque, traitée avec cynicisme et ironie. Le Train du monde est réputé pour son intrigue excessivement complexe, à cause des longs dialogues mis en scène et du texte qui comporte un certain nombre d'archaïsmes. La pièce exige énormément de talent de la part des acteurs.Les noms des personnages, selon un procédé relativement courant en littérature, donnent en soi une indication sur les caractéristiques de ceux qui les portent. Ainsi, on reconnaît facilement "mille amants" dans Millamant, ou encore "wish fort" dans le nom de Lady Wishfort (jouée par Jessica Tandy) qui espère ardemment trouver un homme, malgré son âge avancé, le vilain quant à lui, s'appelle Fainall ce qui signifie celui qui faint tout ("feign all").
Le Train du monde.
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