ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODE PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGEL'HISTOIRE(Janvier 1893)L'atmosphère est à la fête, Noël approche ! Pourtant Susan Cushing se tourmente d'être sans nouvelles de sa jeune sœur Mary. Ne prenant pas son affaire très au sérieux, Sherlock Holmes l'éconduit poliment. Quelques jours plus tard, l'inspecteur Hawkins lui raconte qu'une respectable demoiselle a reçu en cadeau une boîte en carton contenant deux oreilles humaines dans du gros sel et qu'il s'agit de Miss Cushing. Loin de penser à une farce macabre, Holmes décide de se rendre sur place à Croydon. L'examen de la boîte et des oreilles lui permet de conclure à un double assassinat. Amour, jalousie et trahison sont à l'origine de cette sordide histoire. De bonne respectabilité victorienne, les trois sœurs Cushing vivaient discrètement jusqu’au mariage de Mary avec un marin, Jim Browner. Pourquoi Sarah Cushing a-t-elle brisé le bonheur du jeune couple ? Comment Jim Browner en est-il arrivé à détruire l’amour de sa vie et sa propre existence ?
La Boîte en Carton- The Cardboard Box -SAISON 4 - EPISODE 6
Conan Doyle: La boîte en carton EPISODE PRECEDENTÉCHOS DE TOURNAGENous retrouvons, dans ce dernier épisode, un Sherlock Holmes en accord avec l'image des débuts. Jeremy a retrouvé sa silhouette svelte, presque efflanquée et son visage émacié. Mais ses traits marqués, sa voix altérée, trahissent sa fatigue et sa maladie. Son état de santé lui imposait de ne tourner qu'un jour sur deux et il se rendait sur le plateau assisté d'une infirmière. Malgré tout son personnage reste crédible et bouleversant dans de telles conditions. Nous retrouvons un détective plus vif, à l'esprit acéré. Il nous gratifie d'une séance de déduction purement holmésienne avec l'examen de la boîte et de son macabre contenu. L'interrogatoire de Susan Cushing, où Holmes semble capturer les mots de sa cliente avant qu'ils ne franchissent ses lèvres, est saisissant. Le dénouement que le détective déduit avec une acuité quasi médiumnique nous fait regretter que la série s'achève ici. Cette "Boîte" est le dernier cadeau de Jeremy. Dans l'épisode, Jeremy retrouve Joanna David (Susan Cushing) sa partenaire en 1980 dans l'adaptation de "Rebecca" de Daphné Du Maurier (téléfilm de la BBC) où elle jouait la timide épouse de Maxime de Winter. Ciaràn Hinds (Jim Browner) interprète Jules César dans la série "Rome" diffusée sur Canal+. L'apparition de Mrs Hudson offre de charmants moments : lorsque Holmes lui demande conseil pour une idée de cadeau, pour Watson ou quand la logeuse prépare la décoration de fête et saisit le pot de plante verte sous l'œil aigu de Holmes : "Madame Hudson, vous avez osé toucher à mon aspidistra !" Imperturbable, elle poursuit son chemin : "Oui, j'ai osé." Derniers instants d'une malicieuse et touchante complicité.
Producteur : June Wyndham-Davies, Sally HeadRéalisateur : Sarah HellingsScénariste : T. R. BowenDécorateur : Michael YoungMusique : Patrick Gowers41ème épisode tourné1ère diffusion : Angleterre: 11 avril 1994 - ITV Network (41ème épisode diffusé); Etats Unis: 7 dec.1995 - WGHB; France: 7 nov. 1995 - FR3 (40ème épisode diffusé)Durée : 50 min 30 sec
CODACet ultime épisode de la série Granada, le dernier tourné par Jeremy, s'achève sur une note pessimiste avec la fameuse tirade de Sherlock Holmes : “What is the meaning of it, Watson ?” "Quelle est la signification de tout cela, Watson ? me demanda Holmes d’un ton solennel. A quelle fin tend ce cercle de misère, de violence et de peur ? Il doit bien tendre à une certaine fin, sinon notre univers serait gouverné par le hasard, ce qui est impensable. Mais quelle fin ? Voilà le grand problème qui est posé depuis le commencement des temps, et la raison humaine est toujours aussi éloignée d’y répondre."Ce monologue très canonique fut cependant jugé trop archaïque. Les scénaristes modernisèrent son vocabulaire pour le rendre plus percutant et plus compréhensible.
NOËL AU 221B ! Le récit original se déroule en Août au cœur de l'été, mais le tournage de Granada était prévu en Janvier. Trevor Bowen transposa donc habilement l'histoire en hiver. L'épisode en tire avantage grâce à une ambiance particulière et un contraste saisissant entre l'atmosphère festive et joyeuse de Noël et l'horreur sordide de l'intrigue avec la boîte macabre en guise de cadeau. Les oppositions entre noir et blanc, paysages immaculés de neige, silhouettes noires, corps prisonniers sous la glace, accentuent le malaise et renforcent la tragédie. L'épisode nous entraîne dans une ambiance très holmésienne avec nombre de dialogues, de réflexions philosophiques et d'excellentes scènes au 221b sur la thématique de Noël. En prélude, une scène plaisante à regarder. Avec un brin de nostalgie, elle réunit pour la dernière fois Jeremy et Edward Hardwicke dans le couple mythique de Baker Street. Tous deux confortablement installés au coin du feu, fument et bavardent comme de vieux amis. Ce tableau, quotidien et intimiste, offre un de ces moments privilégiés de la série. Pour une fois Holmes, irrésistiblement facétieux et enjoué, prend plaisir à décorer son matériel de chimie et égayer l'appartement malgré sa réticence envers le traditionnel sapin de Noël ! Mais il respecte les usages, en offrant un cadeau (une cape très pratique à vélo...) à son cher Watson !
VIDEO CLIPLes Mémoires de Sherlock Holmes
Jeremy Brett ... Sherlock Holmes Edward Hardwicke ... Dr. John Watson Rosalie Williams ... Mrs. Hudson Tom Chadbon ... Inspector Hawkins Joanna David ... Susan Cushing Richard Dixon ... Mr. Bradbrook Deborah Findlay ... Sarah Cushing Thierry Harcourt ... Marcel Jacottet Ciarán Hinds ... Jim Browner Rachel Smith ... Lucy Lucy Whybrow ... Mary Browner
UNE BOITE... BIEN FICELÉECet épisode, qui est le plus canonique de la saison, est sans doute aussi le plus réussi. Conan Doyle considérait sa propre nouvelle comme très noire. Meurtre, mutilation, adultère, lui semblèrent des thèmes trop durs pour son public de l'époque et il différa sa publication. Prévue pour faire partie du recueil "The Memoirs" en 1893, elle intégra celui de "His Last Bow" en 1917. Le thème semble classique, une histoire de jalousie causée par l'infidélité de l'épouse. Mais derrière l'enquête se joue un drame psychologique. La roue du destin se met en marche pour exacerber les sentiments et entraîner les êtres vers un sort tragique inéluctable. Beaucoup d'éléments servent le drame. Le montage en parallèle des souvenirs de Sarah et des soupçons de sa sœur Susan accroît le suspense et présage le terrible dénouement entraîné par la violence des sentiments, que la justesse et l'émotion dans le jeu des acteurs traduisent pleinement. Le mari est matelot. Ciaràn Hinds rend parfaitement son côté à la fois désespéré et passionné, la jalousie qui le gagne peu à peu, sa douleur, sa faiblesse quand il se remet à boire. L'infidélité de l'épouse est ressentie comme intolérable au XIXème siècle, car mari et femme sont soudés pour toujours. Sarah Cushing, celle par qui le malheur arrive, son amour l'ayant conduite à la perversion, à la trahison et à la mort, connaît également son châtiment.
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