PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGEUN ÉPISODE ABOUTIL'Illustre Client est l'un des épisodes les plus réussis de la saison, fidèle à la nouvelle, bien adapté, bien rythmé avec du suspense et des rebondissements, bien joué jusque dans les rôles secondaires. il offre de très beaux portraits des protagonistes, du Baron Gruner abject à souhait sous ses airs de séducteur mondain, à l'émouvante et courageuse Kitty Winter. Holmes ne mène pas d'enquête à proprement parler, mais sert d'émissaire, avec sa volonté sous-jacente de punir Gruner. Grâce à ses relations dans la pègre des bas-fonds londoniens de l'East End, il pourra y parvenir. La richesse visuelle de l'épisode nous offre des scènes fameuses comme les bains turcs ou l'agression de Holmes filmée comme un spectacle d'ombres et bien chorégraphiée. Holmes s'est souvent trouvé confronté à des hommes dangereux. Le danger ne lui fait pas peur. Il se soucie peu de sa propre sécurité et n'hésite pas à prendre des risques. Mais cette fois, malgré sa dextérité à manier la canne à bout plombé, le détective est laissé sur le carreau par ses deux assaillants. C'est la première fois qu'il est sérieusement amoché ! On est loin de l'image habituelle de Sherlock Holmes, héros infaillible et invulnérable. En position de faiblesse et de victime, il suscite la pitié. Cependant même alité, tête bandée, yeux pochés, visage tuméfié et corps contusionné, il continue à diriger les opérations.
L' Illustre Client- The Illustrious Client -SAISON 3 - EPISODE 5
Jeremy Brett ... Sherlock Holmes Edward Hardwicke ... Dr. John Watson Anthony Valentine ... Baron Gruner David Langton ... Sir James Damery Abigail Cruttenden ... Violet de Merville John Pickles ... Jarvis Kim Thomson ... Kitty Winter Roy Holder ... Shinwell Johnson Rosalie Williams ... Mrs. Hudson
ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODE EPISODE PRECEDENTLes Archives de Sherlock Holmes
VIDEO CLIP 2Producteur : June Wyndham-Davies, Michael CoxRéalisateur :Tim SullivanScénariste : Robin ChapmanDécorateur : Alan PriceMusique :Patrick Gowers 31ème épisode tourné1ère diffusion : Angleterre: 21 mars 1991 - ITV Network (31ème épisode diffusé); Etats Unis: 14 nov. 1991 - WGHB; France: 12 avril 1991 - FR3 (31ème épisode diffusé)Durée: 54 min
VIDEO CLIP 1 EPISODE SUIVANTUN DUO DE CHOCDans cette histoire Watson forme avec Holmes un véritable tandem de choc où ils sont associés à part entière. On ressent toute la solidité de leur amitié dans l'épreuve. Holmes blessé n'étant plus capable de mener l'enquête physiquement, il confie cette responsabilité à Watson en toute confiance. Le docteur est prêt à tout pour venger son ami malgré le grand danger. Très motivé, il prend son rôle à cœur et montre ses capacités. Il s'implique totalement, questionne Sir James (c'est "notre" travail), prend des initiatives, affronte l'ennemi dans son propre domaine quitte à risquer sa vie. Et réussit à devenir un spécialiste des porcelaines chinoises en moins de 24h ! Apparaît également le côté protecteur de Watson, soucieux de la santé de son ami. Holmes, pour une fois, n'a pas la prérogative. Il doit obéir aux ordres du médecin. Ainsi, quand il demande sa pipe à Watson, celui-ci lui fait comprendre que dans son état il devra s'abstenir. Holmes lui répond : "Very well... doctor", en insistant sur ce dernier mot. Mais derrière cette résignation forcée, il semble dire : "D'accord Watson. Je sais que c'est pour mon bien, mais n'abusez pas trop de la situation." L'épisode témoigne de la totale confiance et reconnaissance de Holmes envers son cher Watson. Une touche d'humour à la fin, lorsque Watson veut révéler fièrement qui est l'illustre client à Holmes, qui le sait depuis longtemps.
L'HISTOIRE(8 novembre 1924)Sortis des vapeurs d’un bain turc, Holmes et Watson sont consultés par le colonel James Damery, émissaire d’un haut personnage qui veut garder l’anonymat. Il leur demande d'empêcher le mariage de Violet de Merville avec un homme très dangereux, le baron Gruner. Holmes connaît l'individu surnommé "l’assassin autrichien", "l'homme le plus dangereux d'Europe" dont les précédentes épouses ont péri dans d'étranges circonstances et qui a toujours échappé à la justice. Mais convaincre la jeune femme est tâche difficile, car Gruner est un homme mondain et séduisant, qui a eu l’intelligence de lui révéler son passé en se prétendant la proie de calomniateurs. Même l’infortunée Kitty Winter, victime de la barbarie de Gruner, ne parvient pas à la convaincre. Sherlock Holmes a besoin d'une preuve tangible contre lui : son répertoire obscène de ses conquêtes féminines, témoignage de sa luxure et de sa débauche. Mais le baron avait menacé Holmes des pires représailles et met son plan à exécution. Les cris des vendeurs de journaux retentissent dans Baker Street: "Attentat criminel contre Sherlock Holmes !". Watson trouve son ami en piteux état, meurtri et contusionné. Il leur reste une dernière chance pour pénétrer chez Gruner : son faible pour les porcelaines chinoises. Watson parviendra-t-il à faire illusion et Holmes à récupérer le fameux carnet ?
Conan Doyle: L'illustre client .
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ÉCHOS DE TOURNAGELa confession de Kitty dans le fiacre est une scène-clé dans l'intrigue. L'existence du carnet secret donne enfin au détective un moyen d'agir sur Gruner. Cette séquence véhicule beaucoup de force et d'émotion. Holmes se montre bouleversé par le sort de Kitty. Dans un geste protecteur inattendu de sa part, il la réconforte en la serrant contre lui et semble ressentir sa douleur. Kitty est une prostituée, mais il la traite avec respect et égards, il la salue d'un "madame" très doux à leur rencontre à Baker Street. Son attitude sans préjugés est courageuse et avant-gardiste, très au-dessus des convenances pour un homme de sa classe sociale et de son époque. Finalement Kitty a, pour lui, plus de grandeur d'âme et de noblesse de cœur que Violet de Merville. Holmes ne cache pas sa répugnance à l'égard de la fiancée de Gruner, qui se montre glaciale et totalement insensible. Il la laisserait probablement à son sort, s'il ne devait s'acquitter de sa mission. L'actrice Kim Thompson met beaucoup d'intensité dans son personnage de Kitty Winter. Elle avait joué la maîtresse de Moriarty dans le film "La Main de l'assassin", avec Edward Woodward en Holmes et Anthony Andrew en Moriarty.
UN DON JUAN ASSASSINLa rencontre entre Holmes et Grüner à Vernon Lodge rappelle le face à face avec Moriarty. Même voix doucereuse, mêmes menaces à peine voilées et même échange de regards avec Holmes (cette fois dur et acéré). Mais le baron n'a pas la "noblesse" de Moriarty. Dégoûté par le personnage, le détective le foudroie des yeux, laissant transparaître sa conscience aiguë d'être face à un être profondément maléfique et amoral. Il lui marque son mépris en corrigeant son anglais (dans la VO) et en pointant son manque de savoir-vivre. Dans la scène où Gruner met à jour son carnet secret en y collant la photographie de Violet, il écoute "Don Giovanni" de Mozart. L'illustration musicale, avec l'air où Leporello énumère les multiples conquêtes de son maître (1003 femmes !) n'est pas fortuite. Gruner présente des aspects communs avec Don Juan. Il collectionne les conquêtes féminines, manipule les femmes, les séduisant par ses discours mensongers. Il défie l'autorité et la morale (Gruner échappe à la justice pour ses crimes). Égoïste et destructeur, hypocrite, cynique et froid, il use de menaces, de violence verbale et physique (Holmes l'éprouvera dans sa chair), de sadisme envers Kitty. Et comme dans le célébrissime mythe, il sera puni par un châtiment exemplaire. Dans la tragédie finale, on retrouve une autre allégorie. L'image du tableau de Gruner défiguré au vitriol, évoque le "Portrait de Dorian Gray". Dans le rôle du Baron, Anthony Valentine est parfait, allant jusqu'à changer de voix selon qu'il parle à sa fiancée ou à Holmes. L'acteur interpréta le personnage de Raffles dans la série télévisée éponyme de 1975, adaptée des nouvelles d'Ernest William Hornung, qui se trouve être le beau-frère de Sir Arthur Conan Doyle... Arthur J. Raffles était un gentleman cambrioleur et justicier, dans la lignée des Arsène Lupin.
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