UN PLAN MACHIAVÉLIQUELa trame de cet épisode stylisé et très divertissant exploite le machiavélisme et la crauté d'un homme mené par la vengeance et la cupidité. Malgré des faits accablants, Holmes fait preuve de tout son art et de toute sa ruse pour démasquer les coupables. Le retournement de situation est étonnant dans la scène finale, quand Oldacre sort de sa cachette. Holmes nous offre son 'tour de magie' avec son effet spectaculaire.Comme souvent, Conan Doyle a simplifié la fin de sa nouvelle, donnant simplement comme détail que les restes d'ossements retrouvés dans l'incendie, étaient des os de lapin. Les scénaristes ont choisi de donner à l'histoire une tournure plus dramatique. Oldacre devient un assassin qui a prémédité de tuer puis de brûler un vagabond pour échafauder son plan.
ÉCHOS DE TOURNAGEDans cet épisode, Michael Cox et Jeremy eurent une longue et difficile discussion à propos de la séquence du scénario où Holmes se déguise en clochard. Il se cache dans les bois pour rencontrer un vagabond qu'il sait bivouaquer dans les environs, grâce à un message codé caractéristique aperçu par terre. En fait, il n'y avait pas de déguisement en tant que tel, ni faux nez, ni perruque ou autres artifices. Tout ce que nous voyons c'est Jeremy en civil, avec une chevelure hirsute et un visage maculé de terre. Michael Cox raconte : "Jeremy disait que "Holmes, dans cette scène, était pris de court et qu'il n'avait pas prévu d'emporter sa trousse de maquillage avec lui à Norwood. C'est pourquoi il ne pouvait que se frotter les cheveux pour les rendre gras et prendre une sorte d'accent campagnard afin de jouer un personnage totalement différent, mais pas quelqu'un qui serait fondamentalement différent. J'avoue que j'étais un peu déçu. J'aurais souhaité que Brett fasse quelque chose de plus spectaculaire. Mais je peux comprendre la logique de sa position. Nous avons donc fait ce que Jeremy voulait".
Jeremy Brett ... Sherlock Holmes David Burke ... Dr. John Watson Rosalie Crutchley ... Mrs. Lexington Colin Jeavons ... Lestrade Helen Ryan ... Mrs. McFarlane Jonathan Adams ... Jonas Oldacre Matthew Solon ... John Hector McFarlane Rosalie Williams ... Mrs. Hudson Andy Rashleigh ... Bearded Constable Anthony Langdon ... Tramp Ted Carroll ... Seafaring Tramp
L'HISTOIRE(31 Octobre 1903)Dans tous ses états, le jeune avoué John Hector McFarlane, vient solliciter l'aide urgente de Sherlock Holmes. Sur le point d'être arrêté par l'inspecteur Lestrade, il se dit faussement accusé du meurtre de Jonas Oldacre, entrepreneur célibataire et retraité, qui voulait faire de lui l’unique héritier de sa fortune. A la suite d'une soirée prévue pour mettre la dernière main à cet étrange testament, un incendie a ravagé un dépôt de bois, derrière sa maison de Norwood. Oldacre a disparu et la police a découvert dans le brasier des restes humains calcinés qui pourraient être les siens. Le jeune homme, qui vient de découvrir la terrible accusation dans la presse, n'a que quelques instants pour se confier à Holmes avant d'être arrêté. Un coffre ouvert, une lourde canne à pommeau oubliée sur place, le témoignage accablant de la gouvernante, l'empreinte sanglante d'un pouce, tout semble incriminer l'infortuné McFarlane. Mais Holmes, par une étude rigoureuse des faits et des lieux, révèle le plan diabolique de l'entrepreneur à la générosité suspecte. Ancien fiancé éconduit de la mère de McFarlane, Oldacre comptait mettre fin à ses graves difficultés financières tout en réussissant une vengeance personnelle. Sherlock Holmes devra se déguiser en clochard et enfumer le coupable pour révéler la sordide machination...
Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty Adaptation : John HawkesworthRéalisateur : Ken Grieve Scénariste : Richard Harris Décorateur : Tim Wilding Musique : Patrick Gowers 10ème épisode tournéSérie 2 : 3/61ère diffusion : Angleterre: 8 septembre 1985 - ITV Network (10ème épisode diffusé); Etats Unis: 20 février 1986 - WGBH; France: 26 février 1989 - FR3 (10ème épisode diffusé)Durée: 46 min 20 sec
Les Aventures de Sherlock Holmes
L'Entrepreneur de Norwood- The Norwood Builder -SAISON 1 - EPISODE 10
EPISODE PRECEDENT VIDEO CLIP 1 PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGE ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODE Conan Doyle: L'entrepreneur de Norwood EPISODE SUIVANTÉCHOS DE TOURNAGENous faisons connaissance de l'Inspecteur George Lestrade de Scotland Yard, l'excellent Colin Jeavons qui donne une vraie consistance à son personnage. Décrit comme "un petit homme à l'œil noir, avec une face de rat au teint plombé et à la mine chafouine", Lestrade possède ici un peu plus de facultés que son alter ego littéraire, policier falot "dénué de raison, manquant d'imagination et de bon sens". Moins caricatural, il n'en reste pas moins tâtillon et procédurier, vaniteux et naïf, mais finalement sympathique. La rivalité qui l'oppose toujours à Holmes est teintée d'admiration et de respect. Aspects qui prendront encore plus d'importance plus loin dans la série.Les figurants jouant les pompiers intervenant à Norwood sont de vrais pompiers. La compagnie de la ville de Preston avait en effet conservé une brigade victorienne avec son équipement complet.
VIDEO CLIP 2COUP DE DÉPRIME...Le script de cet épisode présente des modifications par rapport au texte de Conan Doyle. Watson tient une place plus importante et se montre un allié sûr et efficace. Il accompagne Holmes à Norwood et s'occupe de vérifier la comptabilité d'Oldacre, où il trouve des lacunes révélatrices. Les scénaristes lui ont également écrit deux scènes importantes dans le développement de son personnage : celle où il explique le raisonnement de Holmes à McFarlane et celle du petit déjeuner où il tente de remonter le moral de son ami. Watson descend au matin et découvre un tableau pitoyable : dans la pièce en désordre, Holmes prostré, les yeux fixes, le visage défait après une nuit d'insomnie. On découvre un autre aspect du détective. Un être vulnérable et complexe, en proie au doute. Se sentant impuissant face à l'évolution de la situation, il sombre dans la dépression et la léthargie. Grâce au docteur qui sait comment faire, Holmes reprend confiance en lui et avoue à quel point il a besoin de son soutien moral. Pour Jeremy, l'amitié entre les deux hommes était essentielle et la scène montre que Holmes a davantage besoin de Watson, que Watson n'a besoin de lui. Le détective serait perdu sans son ami, "sans Watson, Holmes aurait pû devenir cocaïnomane depuis longtemps". La machine à raisonner laisse place à un être sensible, terriblement humain et faillible.
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