EPISODE SUIVANT Jeremy Brett ... Sherlock Holmes David Burke ... Dr. John Watson Roger Hammond ... Jabez Wilson John Labanowski ... Athelney Jones Tim McInnerny ... Vincent Spaulding/John Clay Eric Porter ... Moriarty Reginald Stewart ... Doorman Malcolm Weaver ... Archie Richard Wilson ... Duncan Ross
Les Aventures de Sherlock Holmes
VIDEO CLIP Conan Doyle: La Ligue des RouquinsÉCHOS DE TOURNAGELe comédien Roger Hammond qui joue Jabez Wilson avait des cheveux naturellement blonds tirant vers le roux. Il porta une magnifique perruque, se vêtit de vêtements colorés et voyants pour camper ce personnage original et cocasse. L'acteur retrouva son vieil ami Jeremy qu'il avait connu au Library Theatre de Manchester au moment où il était assistant metteur en scène et acteur. Jeremy à cette époque tenait les rôles de jeune premier et Rosalie Williams faisait également partie de la troupe. Jeremy se réjouissait de tourner cette histoire qui réunissait "le type plein de suffisance aux cheveux roux, le rituel bizarre de recopier l'Ecyclopédie et puis le cambriolage de banque. Cela présente tous les éléments d'une farce de Ben Travers (scénariste britannique connu pour ses farces). Conan Doyle pouvait être un auteur très comique."
Producteur : Michael Cox, Stuart Doughty Réalisateur : John Bruce Scénariste : John Hawkesworth Décorateur : Margaret Coombes Musique : Patrick Gowers 12ème épisode tournéSérie 2 : 5/61ère diffusion : Angleterre: 22 septembre 1985- ITV Network (12ème épisode diffusé); Etats Unis: 6 mars 1986 - WGBH; France: 12 mars 1989 - FR3 (12ème épisode diffusé)Durée: 51 min 40 sec
Jeremy inventa toute une biographie de Holmes, il lui était également essentiel de développer un langage du corps dans son interprétation. Au fil du Canon, Conan Doyle fournit beaucoup de petits détails qui dressent peu à peu le portrait du héros. Jeremy constata que "Si vous êtes assez téméraires pour essayer de lui donner vie par les arts visuels, je préfère l'écouter que le regarder. Voir est limitatif. Vous devez développer un langage corporel." Jeremy exploita cet aspect visuel. Il travailla ses attitudes et sa gestuelle, faisant valoir gestes larges et emphatiques, brusques volte-face. "Quand Sherlock Holmes réfléchit il fait une pyramide avec ses doigts et les relève. Il a des gestes de mains plutôt excentriques. C'est tout Doyle." Ses descriptions sont parfois amusantes ou inattendues, par exemple "quand il écrit que Holmes se tortille sur son siège et hurle de rire. Je n'ai même jamais imaginé Holmes en train de rire." Holmes est aussi un mélomane averti et enthousiaste: "La musique allemande est davantage à mon goût que la musique française ou italienne, elle est introspective et j'ai grand besoin de m'introspecter." Il se rend à Saint-James’s Hall pour écouter un concert de violon soliste et témoigne dans cette scène de sa grande sensibilité à son art de prédilection. Le détective semble en extase et Watson fixe, quelque peu perplexe et déconcerté, son sourire béat et sa langueur rêveuse.
ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODE PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGEDU RIRE... AU CRIMECette histoire est très jubilatoire. Dès le début, le ton est donné. Un Holmes bondissant par dessus le canapé, prêt à la moquerie et au rire avec son complice - et nous avec eux! Une victime ridicule et infatuée, dont la sottise égale la naïveté, débitant scrupuleusement son histoire grotesque. Sherlock Holmes tente de se contenir, mais est vite contaminé par l'hilarité de Watson renversé de rire dans son fauteuil. C'est la seule séquence où l'on verra le détective s'exclaffer franchement. Il sort enfin de sa réserve habituelle ou de son demi sourire-éclair façon brettienne. L'histoire s'engage sur la voie de l'absurde et du non-sens typiquement anglais avec ce côté loufoque de certaines idées de Conan Doyle. Ce fou rire passé, la situation va rapidement évoluer. Holmes soupçonne un sombre crime en préparation. Le scénario, très fidèle à l'esprit doylien, illustre parfaitement la notion chère à l'auteur que derrière le comique se cachent souvent le crime et le drame. L'épisode nous donne enfin l'occasion de découvrir la physionomie du professeur Moriarty. En effet, qui d'autre peut se cacher derrière une machination si diaboliquement élaborée. Eric Porter fait une apparition inattendue et non canonique. C'est une idée des scénaristes qui regrettaient qu'un méchant de cette envergure n'apparaisse qu'une fois. Le premier tête à tête avec Sherlock Holmes aura lieu dans l'épisode suivant "Le Dernier Problème", ce qui est une formidable transition. Car son esprit vengeur et maléfique n'augure rien de bon pour la suite des événements...
La Ligue des Rouquins- The Red-Headed League -SAISON 1 - EPISODE 12
L'HISTOIRE(Août 1891)Une annonce de la Ligue des Rouquins parue dans la presse retient l’intérêt de Jabez Wilson, qui a une boutique de prêts sur gages dans la City. Son commis lui a signalé que cette fondation cherchait à embaucher un homme roux, pour un très haut salaire de 4 livres par semaine. Malgré la file des postulants, Wilson est tout de suite retenu pour sa perfection capillaire. Son travail purement nominal consiste à recopier l’intégralité de l'Encyclopaedia Britannica à raison de quatre heures par jour, tous les jours sans exception et sans quitter son poste de la journée. Mais deux mois plus tard, Jabez Wilson trouve porte close en allant à son bureau. Son employeur s'est volatilisé et la mystérieuse Ligue semble n'avoir jamais existé. Il vient se plaindre à Sherlock Holmes d'avoir perdu son emploi, mais le détective soupçonne une affaire beaucoup plus complexe. Holmes trouve bien curieux que le commis de Wilson n'accepte qu'un demi-salaire. Il le démasque bien vite, et reconnaît en lui John Clay, un escroc notoire. Holmes réalise qu'il a mis le doigt sur une machination diabolique d'envergure, dont son ennemi juré le professeur Moriarty est probablement l'instigateur. Il comprend qu'un extraordinaire cambriolage à la City and Suburban Bank va avoir lieu. Comment l'empêcher ?
EPISODE PRECEDENT.
RETOUR ACCUEILHOLMES L'ACTEURSherlock Holmes est un acteur né. Watson l'a bien remarqué. Comme un artiste, il est en représentation. Il aime se déguiser et produire des effets dramatiques. Sa veine artistique le pousse à impressionner ses clients et surprendre ceux qui l'entourent. Il recherche les attentions, l'admiration et les applaudissements. Tous ces aspects ont été rendus par Jeremy. Paul Annett a déclaré que "Jeremy incarna si magnifiquement Holmes parce qu'il avait en lui cette véritable théâtralité qui faisait partie de son être. Si vous pouvez la maîtriser et la contrôler, alors vous obtenez une superbe performance. Celle qu'a donnée Jeremy." On peut dire que l'exubérance et l'extravagance naturelles de Jeremy, attisées à cette époque par sa bipolarité (qui fut diagnostiquée plus tard) contribuèrent à l'aider dans son interprétation de Holmes. L'atmosphère tendue pendant la scène de la banque, se relâche à la fin de l'épisode. D'humeur loquace, le détective badine avec Watson en rentrant au 221b et nous offre son instant littéraire et philosophique. "Holmes, vous êtes un bienfaiteur de l'Humanité" lui dit Watson. Holmes répond : "Peut-être, après tout, cela sert-il à quelque chose ! L’homme n’est rien. C’est l’œuvre qui est tout, ainsi que l’écrivit Flaubert à George Sand."
.
 
Chargement des bibliothéques...