L'HISTOIRE(Août 1893)Le docteur Percy Trevelyan rend visite à Sherlock Holmes pour lui exposer sa bien curieuse situation. Jeune médecin plein d'avenir mais désargenté, il a saisi l’offre de Blessington de financer son cabinet dans le quartier cossu de Brook Street. En contrepartie, Blessington s'est établi chez lui en tant que pensionnaire en traitement; Trevelyan devra aussi lui verser les trois-quarts de ses honoraires et lui prodiguer les soins dont il a besoin. Pendant deux ans, les affaires prospèrent et l'arrangement se passe à merveille. Mais depuis l'étrange visite d'un comte russe et de son fils en consultation, Blessington semble semble en proie à une très grande agitationen. Il prétend qu'alors que le vieil homme se faisait examiner, l'autre aurait pénétré dans sa chambre. Depuis il parle de "frayeurs mortelles" et son comportement est devenu anormal, perturbé par des crises de panique. Holmes accepte de rendre visite à Blessington, mais très vite, le soupçonne de cacher la vérité. Or, le lendemain, Blessington est retrouvé mort dans sa chambre. Il semble s'être suicidé par pendaison. En relevant sur place de nombreux indices qui attestent un assassinat, Holmes pourra remonter la piste d'un cambriolage et d'un passé criminel, à l'époque où Blessington s’appelait encore Sutton...
L'épisode commence chez le barbier et non pas dans l'habituel salon du 221b où Holmes reçoit son futur client. Dès la première scène l'humour est présent. Et même le rire, avec un duo très détendu et réjoui. On assiste à une séance de déduction, cette fois de la part de Watson, sûr de son fait et qui veut se montrer à la hauteur de son ami. Sa logique s'avère parfaitement... fausse. On retrouve tout au long de l'épisode ces clins d'œil humoristiques propres à la série et au duo Holmes-Watson. Ils rivalisent de bons mots, s'amusent à faire des déductions à deux voix, en observant bras-dessus bras-dessous, la voiture de leur client. Leur entente et leur complicité apparaissent parfaitement harmonieuses. Mais l'intrigue est toujours présente. L'épisode n'est pas riche en action à proprement parler, mais en observation et réflexion. Le jeune docteur Trevelyan rapporte longuement son affaire, de façon sérieuse et argumentée, même si de prime abord elle paraît assez saugrenue. Le mystère s'épaissit avec la mort de Blessington et Sherlock Holmes met en route ses facultés pour faire le lien avec un crime passé et démasquer les coupables. On retrouve les thèmes de prédilection de Conan Doyle, la résurgence du passé, la trahison, la vengeance.
EPISODE SUIVANT ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODE Conan Doyle: Le Malade à demeure Les Aventures de Sherlock Holmes
PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGELe Pensionnaire en Traitement- The Resident Patient -SAISON 1 - EPISODE 11
Jeremy Brett ... Sherlock Holmes David Burke ... Dr. John Watson Nicholas Clay ... Dr. Percy Trevelyan Patrick Newell ... Blessington John Ringham ... Inspector Lanner Rosalie Williams ... Mrs. Hudson Tim Barlow ... Russian Count Brett Forrest ... Count's Son
EPISODE PRECEDENTProducteur : Michael Cox, Stuart Doughty Adaptation : John HawkesworthRéalisateur : David Carson Scénariste : Derek MarloweDécorateur : Michael Grimes Musique : Patrick Gowers 11ème épisode tournéSérie 2 : 4/61ère diffusion : Angleterre: 15 septembre 1985 - ITV Network (11ème épisode diffusé); Etats Unis: 13 février 1986 - WGBH; France: 5 mars 1989 - FR3 (11ème épisode diffusé)Durée: 50 min 15 sec
DU RIFIFI CHEZ HOLMESJeremy était particulièrement fier de la scène où il examine la chambre du malade, relevant tous les indices sans prononcer un seul mot. Pour la jouer, il se référa à une célèbre séquence du film français de 1955, du "Rififi chez les Hommes" de Jules Dassin. Dans ce film, on assiste à une scène de cambriolage totalement muette pendant 25 minutes ! Pour la télévision moderne, la séquence de Jeremy est remarquable, car il est rare de ne pas entendre un son pendant deux minutes et demie ! Elle fut baptisée la "rififi sequence". Pourtant ce silence est meublé par l'activité intense de Sherlock Holmes, sous le regard de trois paires d'yeux attentifs. Cette scène, tournée à l'initiative de Jeremy, est très représentative de l'essence même de l'investigation du détective sur les lieux du crime. Elle est d'ailleurs à l'identique de la description faite par Conan Doyle dans la nouvelle éponyme. Holmes s'accroupit, inspecte la moindre encoignure, gratte la poussière, collecte fibres et cendres de cigarettes, puis les place soigneusement dans de petites enveloppes pour les analyser ultérieurement. Tous les passages où Conan Doyle décrit la façon de procéder de son détective, sont réunis ici. Et Jeremy le savait.
VIDEO CLIPJeremy joue de façon très personnelle la scène délicate de la découverte du corps pendu. Holmes fait face à la mort. Il observe longuement le corps, mais ses pensées vont au-delà de la simple investigation habituelle. Dans cette contemplation morbide, on ressent à la fois sa répulsion et sa fascination. Le détective semble hésiter, puis apporte son aide aux policiers pour dépendre le cadavre de Blessington. Il s'élance, étreint le corps dans ses bras en y enfouissant la tête. Dans ce contact avec la mort elle-même, son regard se perd dans une réflexion intérieure. Holmes s'interroge sur le mystère de la mort, le seul qu'il ne pourra jamais résoudre et auquel il ne pourra pas échapper. Dans cette étreinte, il semble vouloir en percer l'intime secret. Sherlock Holmes est un personnage toujours hanté par la mort. En lui se mêlent pessimisme et désespoir. Cette obsession morbide récurrente dans le Canon réapparaît tout au long de la série.
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