L' Ecole du Prieuré- The Priory School -SAISON 2 - EPISODE 6
ÉCHOS DE TOURNAGEJeremy chanta comme soliste dans le chœur d'Eton où il fit ses études et était passionné de musique, il apprécia donc particulièrement la magnifique bande son de Patrick Gowers et la participation du chœur de Winchester Abbey. Cet épisode était le préféré d'Edward Hardwicke. Selon lui, "C'est le meilleur film que nous ayons fait. John Madden était un très bon réalisateur. La mise en scène d'un film doit être organique - le texte, l'action et l'image ne doivent former qu'un élément. Tom Sheppard a conçu le scénario comme une unité à part entière."Pour Michael Cox, producteur puis producteur-exécutif de la série, il s'agirait de la seule adaptation filmée de la nouvelle de Doyle en soixante ans. Cette histoire a cependant fait l'objet d'adaptations radiophoniques. Les tournages en extérieurs se sont déroulés dans le Derbyshire qui offre de magnifiques paysages. La lande est superbement filmée ainsi que les intérieurs cossus. La propriété qui servit de cadre à l'école du Prieuré est Haddon Hall près de Bakewell et le fastueux château qui devint Holdernesse Hall est celui de Chatsworth, propriété du Duc et de la Duchesse de Devonshire. Des moyens financiers conséquents ont permis cette adaptation grandiose.
EPISODE SUIVANTÉCHOS DE TOURNAGELa proximité et l'amitié entre Jeremy et Edward Hardwicke se ressentent dans la scène suivante, due à l'initiative de Jeremy. Holmes et Watson suivent les traces de pneus de bicyclette à travers la lande, puis se reposent un instant sur un promontoire rocheux. Le détective se plonge alors dans une intense réflexion, totalement hermétique à ce qui l'entoure. Watson tente désespérément de lui faire comprendre qu'il a faim et souhaite se restaurer à l'auberge qu'il vient de repérer sur sa carte. Watson est prêt à partir seul, lorsque Holmes sort brutalement de son mutisme contemplatif en lui disant : "Mon cher ami, vous devez mourir de faim. Observez cette carte, vous verrez qu'il y a une auberge à trois miles dans cette direction." Watson opine de la tête d'un air las et se précipite derrière son ami déjà parti devant comme une flèche. Cette idée de Jeremy a été reprise et travaillée par les scénaristes et donne au final un splendide moment d'interprétation, teinté d'humour et de sous-entendus lourds de sens. Dans l'auberge tant convoitée, Holmes fume une cigarette sans rien daigner avaler, tandis que Watson découvre avec dégoût le plat peu ragoûtant que lui sert l'inhospitalier aubergiste. D'un air ironique Holmes, imperturbable, lui demande si la nourriture est bonne...
ÉCHOS DE TOURNAGETous ces moments d'intimité et ces clins d'œil comiques donnent vie aux personnages et les rendent très attachants. Leur complicité n'a pas besoin de mots pour s'exprimer. Dans une première scène belle et originale de l'épisode, nous voyons Watson protéger le repos de Holmes quand il glisse la carte de visite du client dans la poche du gilet de son ami. Le détective fait ensuite sa valise et s'habille pour partir, mais Mrs. Hudson lui apporte le pique-nique qu'elle a pensé d'elle même à préparer, faisant ainsi comprendre à quel point elle connaît son locataire et s'implique dans ses aventures.Ces séquences d'humour et de fantaisie ont fait tout le charme des premières saisons. Elles sont malheureusement devenues de plus en plus rares par la suite dans la série.Edward Hardwicke rapporta qu'à cette époque du tournage, Jeremy commença à présenter des changements erratiques dans son caractère et son comportement. Ce que remarqua également l'un des techniciens en constatant : "Jeremy n'est pas lui-même aujourd'hui". Il restait cependant très professionnel pendant les prises. Ce fut probablement à cette époque que se manifestèrent ostensiblement les premiers signes de sa maniaco-dépression.
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