L'HISTOIRE(26 Septembre 1903)Depuis trois ans, le docteur Watson porte le deuil de son ami Sherlock Holmes englouti dans les chutes de Reichenbach avec son ennemi juré Moriarty, près du village suisse de Meiringen. Au printemps 1894, l’inspecteur Lestrade sollicite ses services de médecin légiste pour le meurtre de Sir Ronald Adair, jeune aristocrate amateur de cartes. Tous deux regrettent l'absence du détective. En sortant songeur du tribunal où le procès n’a rien révélé, Watson est bousculé par un vieillard bibliophile d’allure peu amène. Quelques instants plus tard ce dernier force sa porte pour s'excuser et s'avère être Holmes ! Watson s’évanouit sous le choc. Son ami est bel et bien vivant devant lui ! Mort aux yeux du monde, Holmes a mené une vie secrète, parcourant le monde (Norvège, Tibet, Lhassa, Kartoum, France) fuyant un dangereux agent de Moriarty qui n'a de cesse de le pousuivre pour le tuer. Holmes est bien décidé à mettre un terme à cette menace. Une équipée nocturne conduit les deux amis dans une maison vide face au 221b Baker Street. A la fenêtre du célèbre logis, un buste en cire trompera un éventuel assaillant. Une longue nuit de veille les attend. Bientôt, une ombre se glisse près d'eux épaulée d'une arme et tire sur le faux Holmes. Terrassé par Holmes, l'agresseur se révèle être le colonel Sebastian Moran, le bras droit de Moriarty. Ce redoutable tireur a abattu le jeune Adair avec son fusil à vent unique au monde, pour une sordide histoire de tricherie aux cartes.
Producteur : June Wyndham-Davies, Rebecca Eaton Réalisateur : Howard Baker Scénariste : John Hawkesworth Décorateur : Margaret Coombes Musique : Patrick Gowers 17ème épisode tourné1ère diffusion : Angleterre: 9 juil. 1986 - ITV Network (14ème épisode diffusé); Etats Unis: 5 fev. 1987 - WGHBH ; France: 16 avril 1989 - FR3 (17ème épisode diffusé) Durée: 50 min 35 sec
Conan Doyle: La maison vide ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODEÉCHOS DE TOURNAGEComme dans la première saison avec David Burke, ce premier épisode diffusé dans lequel apparaît Edward Hardwicke n'est pas le premier filmé mais le quatrième (le premier étant Abbey Grange). Ceci pour permettre aux deux acteurs de prendre leurs marques ensemble et à Edward Hardwicke d'être complètement à l'aise dans son personnage. Dans cet épisode crucial, les scènes sont très chargées en émotion et complicité, les retrouvailles en particulier étant essentielles. Les deux acteurs devaient se sentir parfaitement en phase.A la fin de la saison précédente, lors du tournage du "Dernier Problème" à Meiringen, l'équipe avait prévu de filmer des plans supplémentaires. Par simple précaution, car l'avenir de la série restait incertain à cette époque. Certaines scènes de la lutte entre Holmes et Moriarty et d'autres avec Holmes resté seul purent ainsi servir à l'épisode de "La Maison Vide". Par contre, toutes les séquences qui montrent Watson confronté à la disparition de son ami furent tournées en 1985 dans le nord du pays de Galles.
La Maison Vide- The Empty House -SAISON 2 - EPISODE 1
EPISODE PRECEDENTLE HÉROS RESSUSCITÉCette histoire est essentielle dans le Canon, puisqu'elle ressuscite Sherlock Holmes après trois ans d'absence. Cette période de 1891 à 1894 pendant laquelle Holmes se fait passer pour mort, est appelée le "Grand Hiatus". Il revient en fin de compte à Londres pour affronter les derniers complices de Moriarty qui le surveillent en permanence et le pourchassent. On découvre, réapparaissant à l'écran, un Holmes profond, pénétré et mûri par les événements. Jeremy mit beaucoup de son expérience personnelle dans le nouvel Holmes, plus sombre et plus tourné vers le spirituel. Il venait en effet de perdre sa femme deux mois plus tôt. Les téléspectateurs découvrent pour l'ouverture de cette troisième saison, le nouveau Watson. Edward Hardwicke qui reprend le rôle de David Burke. Son personnage, plus posé et mature, à l'aspect physique plus âgé, correspond parfaitement à la propre évolution de Watson et celle de Holmes.
EPISODE SUIVANT PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGELe Retour de Sherlock Holmes
Jeremy Brett ... Sherlock Holmes Edward Hardwicke ... Dr. John Watson Robert Addie ... Mr. Murray Patrick Allen ... Colonel Sebastian Moran Richard Bebb ... Sir John Hardy Colin Jeavons ... Inspector Lestrade Paul Lacoux ... The Hon Ronald Adair Eric Porter ... Professor Moriarty Roger Rowland ... Butler Rosalie Williams ... Mrs. Hudson
LE RETOUR DU MYTHEAvec le succès de Sherlock Holmes, Conan Doyle ne pouvait réellement se consacrer à sa passion pour l'histoire, ni à des œuvres à ses yeux plus sérieuses. Au départ, il tenta de décourager ses éditeurs en multipliant les exigences financières. Rien à faire, ils payèrent sans rechigner et réclamèrent de nouvelles aventures, du Holmes, encore du Holmes. Son triomphe même avait fini par l’ennuyer. Il décida donc de liquider le détective corps et âme dans "Le Dernier Problème", en lui infligeant ainsi qu'au professeur Moriarty, un plongeon mortel du haut des chutes de Reichenbach près de Meiringen en Suisse. Tout de suite après avoir terminé sa nouvelle, il écrivit à un ami qu'il ne pourrait pas le faire revivre, au moins pour quelques années, et que l'évocation même de son nom lui donnait la nausée. Mais dépassé par son succès et les enjeux financiers, Conan Doyle sera contraint de publier à nouveau les aventures du détective. Sa tranquillité fut compromise par une réaction à laquelle il était loin de s'attendre: la désolation et les protestations des lecteurs réclamant à cor et à cris le retour de Holmes. La mère de l'écrivain elle-même était consternée. Des brassards noirs furent arborés dans Piccadilly. Si une nouvelle vie commença pour Conan Doyle, il connut en revanche des problèmes financiers. En 1903, un éditeur américain le convainquit par une grosse somme d'argent de ressusciter Sherlock Holmes. Conan Doyle se remit donc à l'ouvrage, le fit ressurgir du gouffre de Reichenbach dix ans après l'y avoir précipité, et expliqua que seul Moriarty y avait péri. Holmes, toujours de dangereux ennemis à ses trousses, en particulier l'exécuteur des basses œuvres du Professeur, le colonel Moran, avait fait en sorte de rester "mort". Temporairement. Il réapparaît enfin dans "La Maison vide".
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ÉCHOS DE TOURNAGECet épisode est très riche en moments d'émotion. Moments touchants, comme les retrouvailles entre Holmes et Watson, très intenses et subtilement jouées par les deux acteurs, ou la réaction attristée de Watson comprenant que son ami accorde plus de confiance à son frère et s'entendant expliquer par le détective ému que c'est uniquement parce qu'il a le cœur trop tendre, ou bien encore l'adorable scène du retour à Baker Street et des effusions de Mrs Hudson. Moments très tendus aussi, tel le guet dans l'obscurité de la maison vide, qui attise le suspense, puis la lutte contre le colonel Moran et sa capture, qui apportent énergie et action. L'épisode nous offre également une des plus belles métamorphoses de Holmes, qui le transforme en un vieux bouquiniste voûté et claudicant. Dans la V.O. Jeremy a rendu sa voix quasi méconnaissable et il est impossible de le reconnaître physiquement ! Sa performance est remarquable, même si la réapparition théâtrale de Holmes en un éclair est peu crédible. A moins qu'il ne s'agisse de l'un de ses tours de magie ? Patrick Allen (Sebastian Moran) trouvait la tirade "rusé démon, démon de l'enfer" trop mélodramatique. Le script fut donc légèrement changé, perdant également la citation shakespearienne de Holmes, issue de la Nuit des Rois (Twelfth Night) :"Journeys end in lovers' meeting" (les voyages se terminent par la rencontre des amants). Allen est excellent en vieux militaire désabusé, rempli de morgue et de dédain.
RETOURÉCHOS DE TOURNAGETandis que Watson crie vainement le nom de son ami, celui-ci, accroché à une corniche au sommet des chutes, le voit en contrebas. Un bref instant, Holmes semble vouloir lui répondre, puis il se ravise et l'observe avec émotion, une dernière fois avant longtemps... Cette magnifique scène est une idée de Jeremy. Il s'en expliqua : "C'était délibéré. Ce n'était pas dans le script, mais je voulais montrer que Holmes ressentait de l'affection pour Watson et que l'espace d'une seconde, ses émotions ont presque pris le pas sur sa raison."Lors du tournage des scènes situées dans les Alpes suisses, Jeremy portait ses bottines favorites dans lesquelles il se sentait si bien et qu'il n'avait jamais quittées depuis le début de la série. Avec le temps, elles présentaient de sérieux signes d'usure, mais malgré tout, il refusa de s'en séparer. Ses semelles lisses et glissantes devenaient dangereuses sur les pentes escarpées des chutes de Reichenbach et son assurance refusa de le prendre en charge tant les risques encourus au bord du gouffre étaient grands. Ce qui n'empêcha pas l'acteur d'escalader et de faire l'équilibriste au-dessus du vide à ses risques et périls...
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