VIDEO CLIP Conan Doyle: La disparition de Lady Frances Carfax EPISODE SUIVANT EPISODE PRECEDENTLa Disparition de Lady Francès Carfax- The Disappearance of Lady Frances Carfax -SAISON 3 - EPISODE 1
Producteur : June Wyndham-Davies, Michael Cox Réalisateur : John Madden Scénariste : Trevor R. Bowen Décorateur : Chris Wilkinson Musique : Patrick Gowers 27ème épisode tourné1ère diffusion : Angleterre: 21 fév. 1991 - ITV Network (27ème épisode diffusé); Etats Unis: 19 dec. 1991 - WGHB; France: 9 avril 1991 - FR3 (28ème épisode diffusé)Durée: 51 min 55 sec
SUITE PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGE L'HISTOIRE(Décembre 1911)En vacances dans le Lake District, Watson envoie des nouvelles épistolaires à son ami resté à Baker Street. Il lui décrit avec acuité le microcosme de l’hôtel, tandis que Holmes reconstitue les saynètes avec des figurines. Lady Frances Carfax est une femme fascinante, solitaire et excentrique, en butte aux moqueries de la petite communauté mais peu soucieuse de l'opinion d'autrui. Watson perçoit néanmoins chez elle une profonde détresse. A plusieurs reprises, elle est bouleversée à la vue d’un ténébreux barbu, qui semble l’épier. Holmes pressent un danger imminent. Il enjoint Watson d'être vigilant jusqu'à son arrivée. Trop tard... Le docteur découvre son ami, la mine grave, fouillant la chambre de Lady Frances. Elle a disparu ! Le mystérieux barbu se révèle être Philip Green, ancien prétendant de Lady Frances toujours épris d'elle et revenu pour faire son bonheur. Son concours est le bienvenu. La menace vient en réalité du major Shlessinger, criminel notoire qui, sous des pseudonymes, séduit les femmes seules et fortunées, en touchant la corde sensible de la religion et de la charité. Lady Frances Carfax est sa prochaine victime. Le temps presse. Quand Sherlock Holmes aura enfin trouvé la solution, sera t-il encore temps de la sauver ?

ÉCHOS DE TOURNAGEAprès 18 mois d'interruption, le tournage des nouveaux épisodes des Archives de Sherlock Holmes reprit au printemps 1990. Les deux acteurs avaient fait une pause bien méritée après la pièce " The Secret of Sherlock Holmes": un an de représentations au Wyndham's Theatre ( Octobre 1988- Octobre 1989) suivi de trois mois en tournée. Pour ce premier épisode, Jeremy eut, selon son partenaire, un peu de mal à réinvestir son personnage face à la caméra. A peine sorti d'une hospitalisation, Jeremy souffrait toujours de sa maniaco-dépression et Edward Hardwicke remarqua qu'il n'était plus lui-même, mais abattu et sous l'emprise des médicaments. "Je ne l'avais jamais vu aussi hésitant et si peu sûr de lui pendant les dix premiers jours de répétition, préoccupé par ses lignes et la façon de les dire. Son débit était habituellement celui d'une mitrailleuse, il devait se sentir absolument parfait avec les mots, et ce fut la seule fois où je le vis batailler. Mais au final il fut excellent. Dès que le tournage commença, il était en forme. Plus tard, il me raconta qu'il avait été malade et 'vraiment très bas'." De ce fait, le Holmes de Jeremy est plus introverti et sombre, en résonance avec ses propres problèmes. En peine de ses remarquables capacités, Holmes semble angoissé et abattu. Doutant de lui, culpabilisant, Holmes révèle sa psychologie fragile et dépressive, en particulier dans les dernières scènes. Il confie à Watson : ‘‘Je n’avais encore jamais souffert d’une telle éclipse de mes facultés" et craint même de les avoir définitivement perdues.
ÉCHOS DE TOURNAGELa réalisation est originale et très soignée. L'idée du parallèle entre les événements vécus par Watson et leur reconstitution en saynètes avec des pièces d'échiquier par Holmes est excellente. Avec une constante recherche d'esthétisme, la caméra filme avec virtuosité ces superbes moments, nous montrant la pipe fumante, le ballet des figurines, et le jeu de gros plans sur les mains et le visage soucieux du détective. Jeremy joue avec maestria, tout en finesse et en retenue. Silencieux et concentré, sa première réplique n'intervient qu'au bout de huit minutes. Son jeu sobre, sa gestuelle étudiée, sa présence, apportent beaucoup d'intensité à ces scènes. David Suart Davies assista au tournage d'une de ces séquences dans les studios de Manchester. Il raconta qu'une matinée entière fut consacrée à une seule et courte scène de vingt secondes. Jeremy devait faire tomber une figurine de la cheminée sur des journaux éparpillés sur le sol, dans une position bien particulière, afin que son attention soit attirée par un gros titre. La statuette figurant Lady Frances chute sur l'article de la tragédie d'Almeria. Il n'y avait aucun dialogue. Pour toutes sortes de raisons – mauvais son, ombres mal placées, mauvaise position de la figurine, etc - Jeremy recommença cette même scène, avec les mêmes gestes, encore et encore, pendant plus de deux heures. Il le fit de bonne grâce avec humour, toujours souriant et sans jamais perdre patience jusqu'à la bonne prise !
Jeremy Brett ... Sherlock Holmes Edward Hardwicke ... Dr. John Watson Cheryl Campbell ... Lady Frances Carfax Michael Jayston ... The Earl of Rufton Julian Curry ... Albert Shlessinger Jack Klaff ... Philip Green Mary Cunningham ... Miss Calder Rosalie Williams ... Mrs. Hudson
Lieu de tournage : Lake District National Park ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODEAdapter de bonnes histoires devenait problématique après la diffusion des 26 épisodes précédents. Les meilleures étaient déjà tournées et Michael Cox connut beaucoup de difficultés, en particulier avec "La disparition de Lady Frances Carfax" et "Le Mystère de l'anthropoïde". Pour pallier la faiblesse du scénario, Trevor Bowen s'autorisa de grandes libertés avec l'œuvre originale et les personnages : début différent, changements de lieux, dénouement tragique. Il en résulte un épisode de qualité, très esthétique et mystérieux, mais manquant parfois de rythme. Au départ, avec la beauté des paysages, l'ambiance de vacances, le soin porté aux costumes et à la reconstitution, l'histoire que l'on nous raconte paraît belle, avant de sombrer dans une intrigue sordide, où l'on retrouve le thème doylien de la femme en proie à la convoitise et à la cupidité masculines. De très bonnes scènes accélèrent le rythme jusqu'à la fin, comme celle de la banque, avec l'altercation de Watson et du barbu et la poursuite de Holmes où l'équipe a superbement tiré parti de l'architecture de la rotonde et du jeu d'escaliers, ou la scène qui montre les deux compères intervenant en francs-tireurs pour perquisitionner au domicile de Schlessinger, ou enfin la course-poursuite dans le cimetière pour sauver Lady Frances Carfax de la tombe. Dans cette histoire complexe est introduit pour la première fois l'aspect visionnaire de Holmes (repris dans Le Mystère de Glavon Manor ou Le Vampire de Lamberley) avec l'utilisation des coïncidences qui apportent finalement la solution au détective, davantage que sa propre réflexion. Ces concours de circonstances s'avèrent essentiels à l'enquête.
Les Archives de Sherlock Holmes
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