SUITE
Un 221b Baker Street plus vrai que nature
 
L'intérieur du célèbre appartement de Sherlock Holmes situé au 221b Baker Street (numéro qui d'ailleurs n'existe pas) fut reconstitué dans les anciens bâtiments victoriens des entrepôts Bonded Warehouse, situés une rue derrière le décor extérieur. Michael Grimes se chargea de reproduire l'appartement avec son entrée, son salon et ses chambres, en utilisant  tous les éléments de description fournis dans le Canon. Il réussit à rendre simples et naturels, le cadre intime des deux héros et l'atmosphère de la série.
Ainsi Holmes et Watson se seraient sentis parfaitement à leur aise dans leur environnement habituel. Ils auraient même retrouvé tous leurs objets familiers. Le décorateur, aidé de l'accessoiriste Margaret Coombes, est parvenu à se procurer des objets identiques à ceux des descriptions canoniques et utilisa d'authentiques pièces du 19ème siècle chinées chez les brocanteurs et les antiquaires. Des copies conformes des journeaux de l'époque, avec les gros titres et les nouvelles du jour, furent aussi imprimés. Pour donner une couleur neutre aux murs, on utilisa du papier d'emballage brun à la place du papier peint.
          Le 221b Baker Street
RETOUR
Parmi ces éléments de décoration : gravures et lithographies, cadre du Général Gordon, ratelier à pipes et étuis à cigarettes, seau à charbon, cannes et parapluies, lampes à huile, ustensiles de chimie, pistolets etc... D'autres objets plus personnels de Holmes : la babouche persane remplie de son tabac et surtout, le souverain en or accroché à sa chaine de montre, cadeau et souvenir émouvant de la belle aventurière Irène Adler, "la Femme".
Côté ameublement, Holmes aurait retrouvé son bureau avec ses loupes, ses plans de Londres, ses instruments de mesure, sa trousse de cocaïnomane ; sa table de chimiste encombrée du matériel necessaire à ses expériences, pipettes, tubes à essais, alambics ; enfin sa coiffeuse, située à côté de sa chambre, avec les pots, fards et postiches pour se déguiser. Le bureau de Watson comporte tous les accessoires de l'hagiographe : encier, plumes, calepin, crayons, portefeuille, montre, briquet, étuis à cigarettes...
Seul détail incongru et anachronique, le tableau des chutes de Reichenbach au dessus de la cheminée bien avant que ne s'y rende le détective. A moins que Holmes ne jouisse de la faculté de prescience ou qu'il ne s'agisse d'une extraordinaire coïncidence, il est impossible que cette lithographie soit accrochée dès le début de la série !
Comme l'écrivit R. Dixon Smith dans son livre An Adventure in Canonial Fidelity : "Avec la mort de Jeremy Brett en 1995 et la fin des séries Granada, on peut évaluer à présent toute la contribution que lui-même, son studio et ses producteurs, ont apportée au monde de Conan Doyle et au personnage de Sherlock Holmes. "
Sherlock Holmes
LA SERIE
Les Archives de Granada
LE GUIDE
ALBUMS
ARCHIVES
BONUS
THE SECRET
ACCUEIL
To me, the Sherlock Holmes stories are about a great friendship. (Jeremy Brett)